La tromperie féministe

Publié: décembre 18, 2010 dans Uncategorized

La tromperie féministe

Par CAROLINE B. GLICK
Jerusalem Post 14/12/2010

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=199339

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

La tromperie au coeur du mouvement féministe n’est nulle part mieux visible qu’à travers le silence sur le traitement inhumain réservé aux femmes vivant sous la loi islamique.

Passant en boucle sur ‘YouTube’ ces jours-ci, le film d’un groupe de femmes d’aspect viril se préparant à conduire une « intervention éclair » dans un magasin d’alimentation de Philadelphie. Le personnel féminin, habillé de vêtements noirs cintrés et d’accessoires couverts de paillettes, arrive au supermarché de produits frais, répand en un slogan planifié, en ordonnant aux clients de ne pas acheter le houmous de la marque ‘Sabra et Tribe’, et en leur intîmant de s’opposer à « l’apartheid israélien et de soutenir la Palestine ».

De par leur accoutrement et attitude, il est vraiment clair que les participantes à cette vidéo se féliciteraient de leur engagement pour les opprimés, les damnés de la terre soufrant sous la botte des puissants. Elles se représenteraient aussi volontiers comme des féministes.

Mais si être un militant des droits de l’homme signifie s’attaquer au seul pays du Moyen Orient qui défend les droits de l’homme, alors cela signifie que, au niveau le plus fondamental, le terme « militant des droits de l’homme » est au mieux un terme vide de sens. Et si être féministe signifie s’attaquer au seul pays du Moyen Orient où des femmes jouissent de la liberté et de droits égaux, alors le féminisme est devenu aussi, au mieux, un terme dénué de sens. De fait, si ces protestataires féminins sont des féministes, alors le féminisme est mort.

En 1995, la première Dame américaine d’alors, Hillary Clinton est intervenue à la Quatrième Conférence Mondiale pour les Femmes à Pékin. Là, Clinton sembla adopter le rôle de championne des droits de femmes et des droits de l’homme en proclamant : « Il n’est plus acceptable de discuter les droits des femmes comme étant séparés des droits de l’homme… S’il y a un message qui fait écho à cette conférence, faisons en sorte que les droits de l’homme soient les droits de femmes et les droits des femmes soient les droits humains, une bonne fois pour toutes ».

Pourtant, en tant que secrétaire d’Etat, Hillary Clinton – comme ses collègues féministes autoproclamées – a choisi de singulariser Israël dans l’opprobre tout en restant motus et bouche cousue sur l’oppression structurelle, institutionnalisée des femmes et des filles à travers le monde musulman.. Ce faisant, Clinton bien sûr représente loyalement les vues du gouvernement Obama qu’elle sert. Elle représente aussi les opinions de la Gauche idéologique dans laquelle Clinton, le président des USA Barack Obama, les mouvements féministes et des droits de l’homme sont tous profondément enracinés.

Depuis le zénith du mouvement féministe à la fin des années 1960, les femmes non gauchistes en Occident et en Israël ont été harcelées pour répondre à la question de savoir si oui ou non, nous sommes féministes. Les femmes non gauchistes sont opposées à l’oppression des femmes. Sûrement, nous ne sommes pas moins opposées à l’oppression des femmes que ne le sont les femmes de Gauche.

Mais au niveau le plus basique, l’étiquette féministe n’a jamais été seulement, ni même surtout tournée vers la prévention et la fin de l’oppression ou de la discrimination des femmes. Son objet a été de faire avancer le projet politique et social de la Gauche contre les sociétés occidentales. Il a été de fustiger des sociétés où des femmes jouissent de droits juridiques et de protections comme étant « structurellement » discriminatoires à l’encontre des femmes de façon à affaiblir les fondations légales, morales et sociales de ces sociétés. C’est  dire, plutôt que de faire progresser la cause des femmes, dans une large mesure, le mouvement féministe a utilisé le langage des droits des femmes pour faire progresser un projet politique et social qui n’a rien à voir avec les femmes.

Ainsi, dans une large mesure, le mouvement féministe est en lui-même une tromperie.

La tromperie au coeur du mouvement féministe n’est nulle part mieux visible qu’à travers le silence par lequel des féministes autoproclamées et des mouvements féministes, ignorent le traitement inhumain des femmes vivant sous la loi islamique. Si le féminisme n’était pas un terme creux, alors les féministes de premier plan devraient être à la tête du mouvement anti-jihad.

Gloria Steinem et ses soeurs devraient être les premières à appeler au renversement de la mollahcratie en Iran et pour mettre fin à l’apartheid entre les sexes en Arabie saoudite.

Au lieu de cela, en 2008, ‘Ms. Magazine’, que Steinem a fondé et qui a servi de porte-voix du mouvement féministe américain, a refusé une page de publicité représentant la ministre des affaires étrangères d’alors, Tzipi Livni, la présidente de la Cour Suprême Dorit Beinisch et la présidente de la Knesset d’alors Dalia Itzik figurées sous le titre : « C’est cela Israël ».

C’était trop partisan, prétendit le magazine.

Les voix féministes dirigeantes aux USA et en Europe sont demeurées inexcusablement silencieuses au sujet de l’oppression indicible des femmes et des filles dans les sociétés islamiques. Et cela ne peut pas être seulement attribué au manque d’intérêt dans les affaires internationales. La soumission islamique et l’oppression des femmes se produit aussi dans les pays occidentaux. Les mutilations génitales, les mariages forcés et d’autres formes de sévices sont largement répandus.

Par exemple, chaque année, des centaines de femmes et de filles musulmanes dans les pays occidentaux sont brutalement assassinées par leurs proches parents masculins lors de soi-disant « crimes d’honneur ».

Pamela Geller, intrépide auteur du site Internet ‘Atlas Shrugs’, a documenté avec constance chacun des cas qu’elle a identifiés. Cette année, elle a mis en place une campagne publicitaire sur les bus publics pour faire prendre conscience de leur détresse. Et pour ses efforts remarquables de championne du droit à la vie de femmes et de filles musulmanes, elle a été vilipendée par la Gauche comme une intolérante anti-islamique.

L’ancienne parlementaire hollandaise Ayaan Hirsi Ali a été contrainte de fuir les Pays Bas, entourée de gardes du corps depuis six ans parce qu’elle a soulevé la question de l’oppression islamique des femmes et des filles. La Gauche – y compris le mouvement féministe – a traité cette remarquable ancienne musulmane et championne des droits de femmes comme une lépreuse.

Si toute la stratégie politique de la communauté féministe ignorant l’oppression islamique des femmes était de se tenir à l’écart des titres de journaux, ce serait encore impardonnable. Mais le fait est qu’en ne parlant pas du défi essentiel pour les droits des femmes à notre époque, le mouvement féministe organisé, et la Gauche dont il fait partie, sont complices des crimes indicibles de l’islam contre les femmes et les filles… Cela se produit de deux manières.

Une tyrannie non remise en cause est une tyrannie bénéficiant de complicité.

La première façon dont le mouvement féministe organisé et la Gauche sont complices de l’oppression des femmes par les autorités islamiques, c’est de montrer à ces autorités qu’elles peuvent s’en sortir. Cette réalité est démontrée crûment par les réponses des autorités islamiques dans les rares cas où leur oppression des femmes a reçu l’attention de l’Occident.

Par exemple en 2006, une Cour islamique iranienne a jugé que Sakineh Mohammadi-Ashtiani était coupable d’adultère. Elle a condamné à mort par lapidation cette enseignante dans un jardin d’enfants et mère de deux enfants. Plus tard, elle a aussi été reconnue coupable du meurtre de son mari.
Les confessions d’Ashtiani ont été arrachées sous la torture. Elle a déjà reçu 99 coups de fouet pour son crime initial présumé. Ne parlant ni le persan, ni l’arabe, quand son procès pour adultère a pris fin, Ashtiani ne se savait même pas quelle était sa sentence.

Au cours des années récentes, les enfants d’Ashtiani, assistés par un émigré iranien et des groupes de droits de l’homme non gauchistes, ont lancé une campagne courageuse pour lui sauver la vie. Au cours de l’année passée, la campagne a été couverte par les media occidentaux et a reçu le soutien de notables comme les épouses des Premiers ministres français et canadien et des stars internationales du cinéma comme Lindsay Lohan, Colin Firth, Emma Thompson, Robert Redford and Juliette Binoche.

Les ONG ‘Human Rights Watch’ et ‘Amnesty International’ ont pris le train en route l’été dernier et fustigé son traitement. Clinton elle-même a émis une demi phrase condamnant la persécution d’Ashtiani en août. De fait, l’attention internationale centrée sur Ashtiani peut bien avoir été la raison pour laquelle le gouvernement Obama a fait connaître avec retard  son opposition à l’élection de l’Iran au nouveau conseil des droits des femmes à l’ONU. L’Iran a été élue par acclamation en avril, mais battue plus tard par l’Inde quand un vote nominatif a été demandé.

Titubant face à cette critique, les autorités iraniennes ont commencé à revenir en arrière. Elles proclamèrent d’abord que la sentence de mort d’Ashtiani serait annulée.

Puis elles déclarèrent qu’elle serait pendue plutôt que lapidée. Aujourd’hui, son destin demeure incertain et sa vie est toujours en grave danger.
Mais si la pression sur les autorités iraniennes est maintenue, il y a une chance raisonnable pour que la longue épreuve d’Ashtiani s’achève par la vie plutôt que par la mort.
Le cas d’Ashtiani prouve que quand l’Occident soulève la question des mauvais traitements barbares à l’encontre des femmes, le monde islamique diminue ses abus contre les femmes. La pression fonctionne. A l’opposé, l’absence de pression renforce les oppresseurs.
Les féministes, et la Gauche dont elles font partie, sont complices d’une deuxième façon de l’oppression islamique des femmes : à travers leur animosité envers Israël. Quand les dirigeants obsédés par la shariah dans le monde musulman observent la Gauche occidentale dédier son énergie  à s’attaquer à Israël – le seul pays protégeant les droits de l’homme et les droits des femmes au Moyen Orient – ils voient qu’il n’y a aucune raison pour remette en cause leur volonté de tyranniser leurs femmes et leurs filles.
Prenez l’exemple l’Indonésie. En 2003, le président indonésien d’alors,Megawati Sukarnoputri donna son accord pour que, comme partie d’un accord de cessez-le-feu, la province d’Aceh soit autorisée à instituer la loi islamique, la shariah, comme législation de la province. En 2009, le parlement d’Aceh adopta une loi rendant l’adultère punissable de lapidation. Dans les jardins du centre de la province qui est le foyer de quatre millions d’habitants, des gens sont couramment fouettés publiquement pour des délits contre l’islam.

Vendredi dernier, Anis Saputra, et Kiki Hanafilia, âgées de 17 ans, ont reçu chacune 17 coups de fouet lors d’une cérémonie publique à l’extérieur d’une mosquée locale pour avoir été vues en octobre échanger des baisers. Ces deux-là seraient mariées à un autre et elles auraient été fouettées plutôt que lapidées parce qu’elles n’auraient pas encore consommé leur présumée histoire d’amour.
L’an dernier, la province a aussi interdit aux femmes et aux filles de porter des pantalons. Une enquête de la chaîne ‘France 24’ sur la shariah à Aceh a montré une jeune fille de 14 ans traumatisée, assaillie par la police islamique sur son chemin de retour de l’école. Ils ont coupé son jeans au milieu de la rue.

Pourtant, plutôt que de critiquer l’Indonésie pour ces développements épouvantables, le mois dernier, Obama a visité Jakarta et a disserté poétiquement sur la tolérance islamique envers les différences et félicité l’Indonésie pour son engagement dans la démocratie.
Tout en ignorant la province d’Indonésie sous la férule de la shariah, où l’oppression islamique est la règle et non l’exception, Obama a consacré sa critique à attaquer Israël pour l’autorisation faite aux Juifs de construire des foyers à Jerusalem.

Il n’y a aucun dote que des attitudes de discrimination contre les femmes existent aujourd’hui dans les pays occidentaux ainsi qu’en Israël.
Des femmes dans le monde libre ont des défis singuliers à relever du fait de notre sexe.

Mais il faut conserver ici le sens des proportions.

Ces défis ne sont pas écrasants, systématiques, ou dans la plupart des cas, ne menacent pas la vie.
D’un autre côté, des centaines de millions de femmes et de filles à travers le monde islamique sont terrorisées chaque jour par tout un chacun, par leur famille jusqu’aux juges. Elles n’ont aucune raison de penser qu’en mettant en cause leurs droits – y compris leur droit à la vie – elles seraient protégées.
Le fait que les dames de Philadelphie aient décidé de prendre position contre Israël et que Clinton et Obama attaquent Israël pour la construction de foyers pour les Juifs à Jerusalem, en Judée et en Samarie, alors qu’ils ignorent tous la souffrance des femmes en islam, nous parle beaucoup de la dégradation de l ’Occident sous la direction politique et sociale de la Gauche.
Cela informe aussi les femmes non gauchistes en Occident qu’être favorables aux droits des femmes et être une féministe devient de plus en plus mutuellement exclusif.

http://lessakele.over-blog.fr/article-la-tromperie-feministe-caroline-b-glick-63135075.html

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